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Que sait-on encore à propos de l’estime de soi? En autre chose qu’elle peut être variable ou constante. Comme mentionné précédemment, il n’y a pas trop de problème à avoir une basse estime de soi, car dans certaines situations, cela permet de mieux s’ajuster et de mieux s’intégrer dans un collectif. Ce qui nous donne une haute estime constante/ variable et une basse estime constante/ variable. Si on veut établir un ordre, c’est la haute estime variable qui est la plus embêtante. Les personnes concernées auront toujours le désir d’arriver premier, et lorsque ce ne sera pas le cas, ils seront mauvais perdant et chercheront constamment à se justifier. Ce qui fait d’eux des individus désagréables et pénibles. Vient ensuite la basse estime variable. Dans ce cas-ci la modestie alternera avec les plaintes qui mentionnent que l’on est bon à rien. Et la dernière combinaison, celle qui est la plus souhaitable est la basse estime stable et la haute estime stable. Tous deux peuvent être mis sur un même pied d’égalité.
L’école et les fondements de l’estime
La socialisation des enfants se fait présentement en très bas âge, et c’est tant mieux. Mais de quelle façon se forme l’estime de soi. C’est évidemment par les résultats scolaires académiques. Par le parascolaire: les sports, la musique ou le théâtre. Par la considération des enseignants. Ce n’est pas nécessaire d’être un des premiers de classe, il suffit de faire des efforts, ce donner des objectifs et de s’améliorer. Et puis finalement la popularité. On peut être dans la moyenne dans les trois premiers facteurs, mais être très populaire. Ce qui est amplement suffisant. Mais pourquoi la popularité serait si importante, et peut-être même la clef de l’estime de soi à l’adolescence. Prenons deux exemples probants. Le premier concerne la tuerie de Columbine. Il est admis que les deux tueurs fous étaient ce qu’on peut appeler des parias. Ils étaient tout ce qui a de moins populaire auprès de filles et des sportifs qui, eux, avaient la cote. Ils n’avaient sûrement pas confiance en eux, et l’image que l’environnement scolaire leur renvoyait était très négative. Le deuxième exemple est celui d’une écrivaine qui s’est suicidée, malgré son succès notable. Dans son cas, à l’adolescence, elle ne se trouvait pas belle, et n’avait donc pas de succès de popularité auprès des garçons. Par la suite l’âge aidant elle est devenue beaucoup plus belle et désirable. Mais comme ce qui nous a manqué à l’adolescence, il arrive souvent que par la suite on tente de le retrouver. Et c’est ce qui est arrivé. Elle était obsédée par l’image qu’elle projetait physiquement sur les hommes. Elle était en quelque sorte devenue prisonnière du désir masculin. Cet obscur objet de désir, elle le vivait très mal, à ce qui semble, d’après ce qu’elle en disait. Le phénomène était si important qu’elle en a même fait un texte.
Si la popularité est si importante pour la formation de l’estime de soi c’est bien dommage, parce que l’on se retrouve dépendant de notre milieu dans une trop lourde proportion.
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